52% des Français estiment que le mouvement doit s’arrêter

Si la majorité des Français ont longtemps soutenu les “gilets jaunes”, ce soutien commence à s’effriter. En effet, 52% des Français estiment dorénavant que la mobilisation doit cesser, selon un sondage Ifop publié ce dimanche 17 février dans Le Journal du Dimanche.

Un chiffre en forte hausse alors qu’il y a un mois, ils étaient seulement 37% à penser que les manifestations et les blocages devaient s’arrêter.

Ceux qui souhaitent le plus que le mouvement continue sont les sympathisants de La France insoumise (69%) et ceux du Rassemblement national (72%). Ils sont aussi majoritaires (62%) chez les ouvriers.

À l’inverse, 38% estiment que les “gilets jaunes” doivent continuer leur mouvement et leurs actions (-14 points) et 10% ne se prononcent pas (-1).

11% se définissent comme “gilets jaunes”

Au total, 50% des Français disent soutenir ou avoir de la sympathie pour le mouvement des “gilets jaunes” (-5), alors que les Français qui se disent opposés à ce mouvement augmentent d’un point (18%) et ceux qui y sont hostiles de 4 points (16%). Ceux qui y sont indifférents stagnent à 16%.

À la question “vous-même, diriez vous que vous êtes ‘gilet jaune’ ?”, seulement 11% se définissent comme tels (-5). Cependant 45% disent ne pas être “gilets jaunes” même s’ils soutiennent l’action de ce mouvement.

Sondage réalisé en ligne du 13 au 14 février auprès d’un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1%. 

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EN DIRECT – “Gilets jaunes” : l'”acte 14″ se poursuit dimanche pour les trois mois du mouvement

L’ESSENTIEL EN DIRECT

Après trois mois de mobilisation, des dizaines de milliers de “gilets jaunes” ont défilé samedi dans plusieurs villes de France lors d’un acte 14 relativement calme à Paris mais marqué de nouveau par des heurts à Toulouse et Bordeaux. Des appels ont été lancés notamment à Paris pour poursuivre la mobilisation dimanche.

Les trois principales informations à retenir :

  • Ce 17 février marque les trois mois d’existence du mouvement des “gilets jaunes”
  • Sur Facebook, l’événement “Tous à Paris pour le Dimanche Jaune”, relayé par Eric Drouet dans la semaine, dénombre 1.500 “participants”
  • Samedi, sur le ministère de l’Intérieur, 41.500 “gilets jaunes” ont manifesté en France

 

Quelles sont les actions prévues dimanche ?

Après la mobilisation de samedi dans la capitale et en régions, les “gilets jaunes” se sont donnés rendez-vous dimanche. Le 17 février marque en effet l’anniversaire exact du début de la mobilisation. Manifester dimanche permet aussi “d’associer les salariés, les retraités, les familles et les commerçants et artisans qui travaillent le samedi”, défendait dans les colonnes du Parisien Benjamin Cauchy, un “gilet jaune” toulousain pourtant décrié au sein-même du mouvement.

Sur Facebook, l’événement “ACTE 14 – Tous à Paris pour le Dimanche Jaune – Acte XIV”, partagé par Eric Drouet dans la semaine, compte 1.500 “participants”, et 8.800 “intéressés”. Un rassemblement est prévu à partir de 11 heures au niveau de l’Arc de Triomphe, précédant la manifestation qui devrait s’élancer à 13 heures. Le cortège, déclaré en préfecture, prendra la direction du Champ de Mars, en passant par le siège du Medef, le mur de la Paix, et le ministère du Travail, rue Grenelle. “Manif déclarée et pacifique. On fait les choses dans le cadre de la loi, comme ça on ne peut rien nous reprocher”, préviennent les organisateurs.

Quid du dispositif de sécurité ?

D’importantes restrictions de circulation ont été décidés pour éviter tout risque de débordements. Depuis 6 heures ce matin, les abords du palais de l’Elysée et du ministère de l’Intérieur, dans le 8ème arrondissement de Paris, sont interdits aux manifestations, “afin de garantir la protection des institutions”. Ce périmètre de sécurité comprend notamment le bas des Champs-Elysées, précise la préfecture de police. Des restrictions de circulation sont par ailleurs susceptibles d’être mises en place vers 9 heures aux abords de l’hôtel de Matignon, dans le 7ème arrondissement de Paris. 

La préfecture de police indique par ailleurs que des restrictions de circulation pourront être mises en place tout au long du parcours de manifestation des “gilets jaunes”, ainsi qu’au niveau de la place de la République, dans le 10ème arrondissement, où des rassemblements sont prévus dans l’après-midi.

Quel est le bilan des manifestations de samedi ?

À Paris. Le ministère de l’Intérieur a dénombré 41.500 manifestants en France dont 5.000 à Paris, des chiffres en recul par rapport à la semaine précédente mais régulièrement contestés par les “gilets jaunes”.
Dans la capitale, une foule compacte de plusieurs milliers de personnes est partie de la place de l’Etoile vers midi pour rallier plusieurs heures plus tard l’esplanade des Invalides, qui a été évacuée en fin d’après-midi. Après de brefs face-à-face avec les forces de l’ordre, les “gilets jaunes” se sont dispersés, certains d’entre eux rejoignant les Champs-Elysées en début de soirée aux cris, devenus traditionnels, de “Macron démission”. La plupart d’entre eux avaient quitté la célèbre artère vers 20h30.

Selon la préfecture de police, 26 personnes ont été interpellées à Paris et, parmi elles, 15 ont été placées en garde en vue selon le parquet de Paris. 

 

En régions. D’autres villes ont connu des incidents plus marqués en fin de manifestation, notamment Bordeaux, où 4.500 personnes étaient dans la rue, et 19 ont été arrêtées. À Toulouse, 4.000 personnes – selon une source policière – clamaient leurs détermination derrière une banderole “Seule la mort nous arrêtera”. Dix personnes ont été interpellées à la suite d’échauffourées. À Nantes, la manifestation, à laquelle ont pris part 1.600 participants selon une source policière, a été émaillée d’incidents avec des jets de pavés, de bouteilles et de fusées. Quatorze personnes ont été arrêtées.

Trois “gilets jaunes” ont par ailleurs été légèrement blessés à Rouen par une voiture qui a tenté de fendre le cortège. 

 




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52% des Français estiment que les «gilets jaunes» doivent cesser leur mouvement

Rassemblement de «gilets jaunes» à Bordeaux. — NICOLAS TUCAT / AFP

Une majorité de Français (52 %, +15) estime que les « gilets jaunes » « doivent maintenant cesser leur mouvement et leurs actions (manifestations, blocages etc.) », selon un sondage Ifop pour le JDD publié dimanche. Ils étaient 37 % à penser la même chose un mois plus tôt.

A l’inverse, 38 % estiment que Les « gilets jaunes » doivent continuer leur mouvement et leurs actions (-14). 10 % ne se prononcent pas (-1). Ceux qui souhaitent le plus que le mouvement continue sont les sympathisants de La France insoumise (69 %) et ceux du Rassemblement national (72 %). Ils sont aussi majoritaires (62) chez les ouvriers.

50 % des Français ont de la sympathie pour les « gilets jaunes »

Au total, 50 % des Français disent soutenir ou avoir de la sympathie pour le mouvement des « gilets jaunes » (-5), mais seulement 11 % se disent eux-mêmes gilets jaunes (-5). Ceux qui soutiennent le mouvement passent de 29 à 24 %, et ceux qui disent avoir de la sympathie pour lui restent à 26 %. A l’inverse, les Français qui se disent opposés à ce mouvement augmentent d’un point (18 %) et ceux qui y sont hostiles de 4 points (16 %). Ceux qui y sont indifférents stagnent à 16 %.

A la question « vous-même, diriez-vous que vous êtes “gilet jaune” », ceux qui se définissent comme tels tombent à 11 % (-5), tandis que ceux qui ne se sentent pas « gilets jaunes » passent à 44 % (+4). Mais 45 % disent ne pas être gilets jaunes mais soutenir l’action de ce mouvement (+1).

 

Sondage réalisé en ligne du 13 au 14 février auprès d’un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1%.


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A Dijon, l’acte XIV des « gilets jaunes » dans une ambiance bon enfant

Muni d’un porte-voix, celui qui donne le coup d’envoi de la manifestation à 14 heures place de la République, invite ceux qui le souhaitent à se joindre mardi à Dijon à un rassemblement contre l’antisémitisme. Un appel qui prend tout son sens après les violentes injures proférées à Paris contre le philosophe Alain Finkielkraut, en marge de la manifestation des gilets jaunes.

Manifestants en famille - Radio France
Manifestants en famille © Radio France
Jacky Page

Ambiance carnavalesque

Certains sont venus en famille, comme Chantal, accompagnée de ses trois enfants de 4 ans et demi, 7 et 8 ans. C’était la première fois que les petits accompagnaient leur maman, habituée des manifs de “gilets jaunes” : « ça faisait des semaines qu’ils voulaient venir. De toute façon, vu tous les samedis qu’on fait, on se rend bien compte que ce n’est pas si violent qu’on veut bien le dire. C’est vraiment bon enfant ». Tellement bon enfant, que les enfants arboraient des nez rouges de clowns, et que leur maman s’était grimée et avait pris l’apparence de Coluche, pas par hasard : « il avait fait les Restos du Cœur en pensant que ça n’allait pas durer. Longtemps après, on a encore besoin de cet humanisme qu’on perd d’année en année».

En tenues de clowns - Radio France
En tenues de clowns © Radio France
Jacky Page

Il y a dans les rangs comme une ambiance carnavalesque, après tout, c’est de saison. Deux “gilets jaunes” paradent, déguisés en clowns. Un autre a revêtu une sinistre combinaison de squelette, et brandit une faux en carton, où une pancarte accrochée invite les badauds à des « câlins gratuits ». La pancarte que tient Philippe, proclame quant à elle que « Jupiter tue la Terre ». Ce militant écologiste n’en veut pas aux « gilets jaunes » d’avoir fait annuler une hausse des taxes sur le gazole polluant : « j’ai eu du mal les premiers temps à emboîter le pas. Mais le mouvement contre la hausse des carburants avait vite été mis de côté, et des trucs bien plus importants ont été mis en avant, au niveau démocratique, politique et social. J’ai toujours vu des écologistes venir défiler avec les gilets jaunes. On dit qu’il faut que ça converge. » Qu’attend-il du gouvernement ? Rien répond-il en riant. Il attend de changer de gouvernement, une attente partagée avec les autres manifestants.

Dans un genre plus morbide - Radio France
Dans un genre plus morbide © Radio France
Page Jacky

La colère s’exprime, et c’est aussi contre l’humiliation

Marcel Yanelli, ancien responsable régional du Parti communiste, ancien conseiller municipal et régional, est venu se joindre à la foule. Comme tout le monde, il n’avait pas vu venir le mouvement des « gilets jaunes », mais se doutait que quelque chose couvait : « dans mon activité militante, je rencontrais des gens, qui maintenant le disent, disent que ça va mal, et ont envie de discuter. Avant, c’était le mutisme. La colère s’exprime, et la colère c’est aussi contre l’humiliation qui consiste à faire sentir aux pauvres qu’ils ne sont rien ».

Un citoyen révolté - Radio France
Un citoyen révolté © Radio France
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Et toujours la revendication pour un référendum d’initiative citoyenne - Radio France
Et toujours la revendication pour un référendum d’initiative citoyenne © Radio France
Jacky Page

Absence de heurts place de la Libération

Place de la Libération, les clients attablés en terrasse contemplent tranquillement la scène. Les « gilets jaunes » s’arrêtent interloqués devant les grilles fermées de la mairie. Contrairement à la semaine dernière, aucun service d’ordre n’est présent dans la cour d’honneur pour repousser les tentatives d’intrusion. Faute de combattants, il n’y a donc pas d’incidents et les manifestants repartent sans rien avoir dégradé. D’ailleurs, les forces de l’ordre sont discrètes. On voit quelques fourgons place Grangier, prêts à intervenir si besoin. D’autres sont placés à des points stratégiques pour empêcher l’accès des « gilets jaunes », dans le secteur de la préfecture. 

Place de la Libération - Radio France
Place de la Libération © Radio France
Jacky Page

Les manifestants sont passés notamment le long des halles où le 26 janvier des “gilets jaunes”  avaient été repoussés par des tirs de grenades lacrymogènes. Cette fois-ci, pas d’affrontements, mais les cafetiers ont prudemment rentré les tables en terrasse. On sait que des commerçants se plaignent de ces manifestations à répétition et leur imputent une forte baisse de leurs affaires. Mais quand le cortège passe dans les rues piétonnes, les boutiques ne baissent pas leur rideau. Un gilet jaune le fait remarquer. C’est la preuve dit-il que les “manifs” ne nuisent pas au commerce, contrairement à ce que disent certains.

Pas de heurts autour des halles - Radio France
Pas de heurts autour des halles © Radio France
Jacky Page
Les forces de l'ordre postées place Grangier - Radio France
Les forces de l’ordre postées place Grangier © Radio France
Jacky Page

Une chapelière tire son chapeau aux gilets jaunes

Comme pour lui donner raison, rue des Godrans, une commerçante applaudit même les manifestants. Yvette est chapelière, et approuve la mobilisation : « on est comme eux, on en a marre de payer des charges, on n’y arrive plus. Ce ne sont pas les gilets jaunes qui nous empêchent de travailler, ce sont les gens qui n’ont plus de sous pour payer. On le voit, nous, dans le commerce ». La chapelière ajoute qu’au contraire, les « gilets jaunes » lui achètent des articles, des gants, des bonnets, quand il fait froid. Avec bien sûr une demande plus particulière de bonnets jaunes.

Les manifestants face au barre-pont rue de la Préfecture - Radio France
Les manifestants face au barre-pont rue de la Préfecture © Radio France
Jacky Page
Après 17 heures, les grenades lacrymogènes dispersent la foule place de la République - Radio France
Après 17 heures, les grenades lacrymogènes dispersent la foule place de la République © Radio France
Jacky Page

Cet acte XIV du mouvement des “gilets jaunes” a rassemblé quelque 2000 personnes  au plus fort du rassemblement dans les rues de Dijon. Elles ont manifesté dans le calme, jusqu’à ce qu’à 17 heures les premières grenades lacrymogènes éclatent, rue de la Préfecture, après des jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Mais il n’y a eu qu’une seule interpellation, et pas de blessé signalé.




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2.000 manifestants pour l’acte 14 des gilets jaunes à Caen

Trois mois de mobilisation et week-end anniversaire pour les gilets jaunes : le nombre de manifestants n’a pas faibli à Caen pour cette quatorzième manifestation dans le cente-ville. Près de 2.000 personnes sont parties sous le soleil de la place du Théâtre, vers 14 heures 30, ils étaient 1.200 selon la préfecture du Calvados

Une manifestation désorganisée

Le cortège avant la première dislocation avenue Albet-Sorel - Radio France
Le cortège avant la première dislocation avenue Albet-Sorel © Radio France
Solène Cressant

L’ambiance est conviviale, au bout de trois mois, beaucoup e connaissent et se retrouvent, mais très vite, le mouvement s’est désorganisé, c’est ce qui a fait perdre le gros des manifestants dès le premier tour du centre-ville après une heure de marche. Une partie des troupes manque à l’appel après le passage sur l’avenue Albert Sorel, il en reste à peine la moitié quand commence le deuxième tour du centre-ville.

Des bus et la circulation du centre-ville perturbée par cette manifestation non déclarée - Radio France
Des bus et la circulation du centre-ville perturbée par cette manifestation non déclarée © Radio France
Solène Cressant
Les gilets jaunes manifestent dans le centre-ville face à des caennais plus ou moins compéhensifs - Radio France
Les gilets jaunes manifestent dans le centre-ville face à des caennais plus ou moins compéhensifs © Radio France
Solène Cressant

Au troisième passage devant la place du théâtre, une poignée de jeunes manifestants commencent à dresser une barricade devant le magasin Monoprix de la rue de Bernières, l’établissement ferme son rideau, une poubelle juste devant est incendiée, c’est Anthony un gilet jaune qui se charge lui-même d’éteindre le feu. 

Anthony, un gilet jaune caennais éteint lui-même un feu de poubelle provoqué par de jeunes manifestants rue de Bernières - Radio France
Anthony, un gilet jaune caennais éteint lui-même un feu de poubelle provoqué par de jeunes manifestants rue de Bernières © Radio France
Solène Cressant

Après plusieurs sommations, les CRS lancent des lacrymogènes et interviennent. Au loin, quasiment plus de jaune fluo.

La rue Saint-Jean après l'intervention des CRS et les gaz lacrymogènes - Radio France
La rue Saint-Jean après l’intervention des CRS et les gaz lacrymogènes © Radio France
Solène Cressant
Les CRS surveille les casseurs devant le magasin Monoprix qui a du baisser son rideau avec des clients à l'intérieur - Radio France
Les CRS surveille les casseurs devant le magasin Monoprix qui a du baisser son rideau avec des clients à l’intérieur © Radio France
Solène Cressant

Mobilisation sur le rond-point bleu à Ifs 

Au même moment, à Ifs, une centaine de manifestants a dressé un barrage filtrant sur le rond point historique de la mobilisation des gilets jaunes du Calvados. L’entrée et la sortie du rond-point porte d’Espagne ont été fermées par les forces de l’ordre. En fin de journée, les CRS ont évacué le rond-point, avec des tirs de lacrymogènes. Un feu de broussailles a été allumé et plusieurs projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre, là encore, elle ont répliqué en faisant usage de lacrymogènes. 

Une poubelle en flamme au milieu de la rue de Bernières occupée par les forces de l'ordre - Radio France
Une poubelle en flamme au milieu de la rue de Bernières occupée par les forces de l’ordre © Radio France
Solène Cressant

Il y a eu au moins trois interpellations à l’issue de cet acte 14 des gilets jaunes. 




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la majorité des Français souhaitent l’arrêt du mouvement

En un mois, les Gilets jaunes ont perdu le soutien d’une partie des Français selon un sondage Ifop que publie le JDD. Selon cette étude, 52% des personnes interrogées estiment que les manifestants doivent maintenant cesser leur mouvement et leurs actions. Ils étaient 37% dans le précédent sondage Ifop réalisé les 8 et 9 janvier dernier. A l’inverse, ils sont 38% à vouloir la poursuite des manifestations et des blocages, soit -15 points par rapport à janvier. Parallèlement à ces chiffres, le soutien au mouvement s’effrite un peu plus.

Lire aussi – Acte 14 : à Paris et en province, les Gilets jaunes fêtent les trois mois du mouvement

Ils sont ainsi 24% (-5 points par rapport au 5-6 février) à soutenir et 26% (stable) à avoir de la sympathie pour les Gilets jaunes (soit un sous-total de 50%), quand 34% des personnes interrogées sont soit opposées (18%, +1), soit hostiles (16%, +4) au mouvement.

11% des Français se disent être Gilets jaunes, un chiffre en baisse

A la question “diriez-vous que vous êtes un Gilet jaune?”, 11% des Français répondent par l’affirmative (-5 points par rapport au 15-19 janvier), quand 44% d’entre eux “ne se sentent pas Gilet jaune” (+4). 45% des personnes interrogées soutiennent l’action du mouvement sans être Gilet jaune pour autant (-1).

Ce dernier chiffre a beaucoup évolué en trois mois. En effet, début décembre, 27% des Français “ne se sentaient pas Gilet jaune”, quand, au contraire, ils étaient 19% à se définir comme Gilet jaune et une majorité des personnes interrogées (54%) soutenaient le mouvement.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, du 13 au 14 février dernier.


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Tourcoing Ce Gilet jaune qui vient d'Ostende, à vélo, pour manifester


De lui, les Gilets jaunes tourquennois parlent du « plus courageux de tous ». « Il inspire le respect, dit Julien, leader naturel. C'est beau de voir qu'on …


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Gilets jaunes. Une mobilisation régionale à Reims pour fêter les 3 mois de mobilisation

C’est une mobilisation en plusieurs étapes que se sont offert ce samedi 16 février les gilets jaunes de la région. Et tout a commencé vers 10 heures par un rassemblement de 150 motards ornant leurs vestes fluos au niveau du circuit de Gueux. Certains gilets jaunes étaient même maquillés avec des fausses blessures pour soutenir les gilets jaunes blessés lors des manifestations. Un soutien bienvenu pour Olivier Heymann, gilet jaune rémois, qui est déjà allé manifester à Paris. “J’ai subi des tirs de flash-ball le 5 janvier, lors de l’acte 8 au quai d’Orsay, à Paris. J’ai fait un traumatisme crânien avec une déchirure à l’épaule et des complications, explique-t-il.

Parallèlement, un autre cortège en jaune, de motos et de voitures, a défilé dans la matinée au niveau du rond-point Aristide Briand et de l’avenue Jean-Jaurès à Reims, lançant au passage quelques pétards.
 

Barbecue festif 

Des gilets jaunes lors d'un barbecue organisé à Fismes pour les trois mois de mobilisation le 16 février 2019. / © H. Rami / France 3 Champagne-Ardenne
Des gilets jaunes lors d’un barbecue organisé à Fismes pour les trois mois de mobilisation le 16 février 2019. / © H. Rami / France 3 Champagne-Ardenne

Vers midi, un grand barbecue était aussi organisé à Fismes, rassemblant des manifestants venus de tous les départements voisins. Une ambiance festive qui a pris des airs de célébration puisque cette 14e journée de mobilisation marque aussi les trois mois du début du mouvement. 

A Reims, rendez-vous était donné vers 15 heures devant les halles du Boulingrin, avant que le cortège ne s’élance dans les rues de la sous-préfecture marnaise pour arriver devant l’hôtel de ville, déviant du parcours déclaré en préfecture. Dans les rangs des manifestants, la colère est toujours aussi vive : “Le mouvement durera puisque Macron ne répond pas à nos revendications. il ne nous écoute pas ! “, explique une gilet jaune. 

En fin d’après-midi, les gilets jaunes qui n’avaient pas souhaité se disperser ont pris la direction de la transurbaine de Reims, envahissant la voie rapide peu avant 16h30 et perturbant sérieusement la circulation. 
 

Des motards en gilets jaunes devant les halles du Boulingrin à Reims lors de la 14e journée de mobilisation le 16 février 2019. / © N. Belabdelouahab / France 3 Champagne-Ardenne
Des motards en gilets jaunes devant les halles du Boulingrin à Reims lors de la 14e journée de mobilisation le 16 février 2019. / © N. Belabdelouahab / France 3 Champagne-Ardenne

 

Dans les autres départements 

A Troyes, d’après nos confrères de l’Est Eclair, 250 gilets jaunes se sont élancés dans les rues de la ville ce samedi après-midi, à partir de 14 heures. Les gilets jaunes aubois, rejoints par quelques camarades châlonnais, ont parcouru quelques avenues avant de passer devant la préfecture et de finir leur défilé devant la cathédrale. 

A Charleville-Mézières, plusieurs groupes de gilets jaunes ont opté pour des opérations blocage au niveau de l’hypermarché Carrefour de Charleville, ainsi qu’à la Croisette, d’après ces tweets de Jean-Marc Derouelle, journaliste à l’Ardennais. Plus tard, le groupe a pris la direction du centre-ville, s’arrêtant devant le commissariat. Quelques gaz lacrymogènes ont été tirés.




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Gilets jaunes en France: le philosophe Alain Finkielkraut cible d'insultes antisémites en marge de …


Le philosophe est emmené à l'écart par un homme, gilet jaune sous le bras, avant l'intervention de la police. Le porte-parole du gouvernement, …


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Alain Finkielkraut témoigne après les insultes antisémites de gilets jaunes

ANTISÉMITISME – “J’aurais eu peur s’il n’y avait pas eu les forces de l’ordre”. Alain Finkielkraut a eu des sueurs froides ce samedi 16 février. Le philosophe et académicien a été violemment injurié et hué en marge de l’acte XIV des gilet jaunes à Paris. “Barre-toi, sale sioniste de merde”, “grosse merde sioniste”, “nous sommes le peuple”, “la France est à nous”… C’est ce qu’ont crié plusieurs manifestants en apercevant l’académicien.

Quelques heures après cette violente attaque verbale, Alain Finkielkraut a témoigné dans les colonnes du Journal Du Dimanche ce samedi soir. “J’ai ressenti une haine absolue, et malheureusement, ce n’est pas la première fois”, explique-t-il au média avant d’ajouter: “J’aurais eu peur s’il n’y avait pas eu les forces de l’ordre [pour s’interposer entre lui et les manifestants], heureusement qu’ils étaient là”.

Toutefois, selon lui, tous les manifestants n’étaient pas agressifs puisque l’un deux lui a proposé de revêtir un gilet jaune et de se joindre au cortège, tandis qu’un autre a salué son travail.

Christophe Castaner et Emmanuel Macron l’ont joint par téléphone pour lui assurer leur soutien. Le président et le ministre de l’Intérieur ont également publié sur Twitter des messages de soutien, à l’instar de nombreux membres de la classe politique.

Alors qu’il voyait au début de la mobilisation des gilets jaunes un moyen pour les “laissés pour compte” de s’exprimer enfin au grand jour, Alain Finkielkraut a fini par changer d’opinion sur le mouvement, dénonçant une trop grande violence et “la haine délirante” dont fait l’objet, selon lui, Emmanuel Macron.

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